On y verra de véritables motocyclettes qui ont des poils aux pattes et des motocyclistes à plumes ou à écailles, ça dépend.
On y verra des choses toujours authentiques, en couleurs, en noir, des choses qu'on n'invente pas. Et puis des gens aussi, de vrais gens vivants.
Encore un week-end pluvieux, perdu, gâché, en compagnie de gens désagréables sur d'insignifiantes motocyclettes sans intérêt.
Oui est non.
Noir est blanc.
Merci MC2A.
Une de mes sorties préférées, chaque année je m'impatiente.
Encore !!
Ne pas confondre.
Mieux vaut être rapide que faire vite.
En faisant vite, t'as plus vite fait d'être rapide.
Mais si t'es rapide, en fait, c'est plus vite fait.
Moi, ce que j'en dis...... tu fais comme tu veux, hein...
Enfin je me comprends.
Chacun vit son bon temps.
Chacun son époque, son heure de gloire.
Après l'heure c'est plus l'heure et on passe la main.
C'est comme ça, c'est pas toi qui décides.
Enfin je me comprends
12000 km plus loin, tu peux souffler un peu.
Ok, c'est loin.
Mais t'es tranquille, plus de selle plate (quoi que) ni de pneus à tétines, plus de barbus en chemise à carreaux.
Enfin je me comprends.
On te voyait plus, t'étais perdu.
Disparu dès la bise venue, mais te voilà, enfin revenu.
Au printemps tu pullules, jusqu'à la canicule.
Au garage, la belle Audi, les bouchons c'est pour les cons.
Entre les files à angle droit tu surgis, tu déboites, acrobate à cravate.
Cascadeur, risque tout prêt à tout toujours partout, le business, les gros sous.
Confiant, sur de toi, mécréant inconscient s'en fout la mort et puis c'est tout.
T'es tout seul, t'es trop fort la vache t'assures, c'est sûr.
Prioritaire, jusqu'au cimetière.
L'est du tonnerre ton gros scotère.
L'a trois roulettes, ça c'est trop chouette.
Le bruit de tondeuse, c'est même pas grave, quand-même t'es fier.
On te voyait plus, t'étais perdu.
Mais te voilà, enfin revenu.
Trou du cul.
Mais jusqu'où cela s'arrêtera-t-il ?
Encore et encore.
Alignements zimmobiles.
Toujours, toujours le défilé.
N'a de cesse de s'arrêter.
En vain, enfin, sous le mirador.
Encore et encore, et alors ?
Enfin je me comprends.
L'autre jour, je me demandais...
Jusqu'où peut-on ne pas aller trop loin dans les limites du déraisonnable, si chaque fois qu'on déraisonne les limites sont négociables ?
Est-ce que l'excès de limites limite l'excès ou bien ?
Enfin je me comprends.
Dans le monde dévasté, dans les fumées toxiques au milieu des cadavres.
Quand pour survivre il s'agira d'errer de place en place, d'affronter les virus, les radiations.
Quand il faudra repousser les hordes sauvages et imposer la force.
Sous le règne de la peur quand tout espoir sera mort
On pourra compter sur eux.
Ou pas.
Enfin je me comprends.
Il y a des dizaines d'années, (autant dire des millions) ils zétaient jeunes zet beaux.
Alors du coup, c'était mieux avant, évidemment.
Ils zétaient libres et sauvages, ils portaient le flambeau.
Ils zavaient du courage, vendaient leur peau chèrement.
Ils zétaient forts, méchants zou bons.
Et ils zont fait leur temps.
Météorite, catastrophe climatique ?
Plus trop de poils ni d'écailles, et pourtant...
Ils ont survécu, les dinosaures.
Et ils sont restés grands.
Enfin je me comprends.
Celle qui ne casse pas trois pattes au canard.
Sûrement pas le plus jolie.
Ni la plus rare, ni la plus zauthentique.
Encore moins la plus sexy.
La plusse rien du tout, en fait...
Celle que quand tu la regardes, tu la vois même pas.
N'empêche que c'est la numéro 100, la one hundred ! (voir épisodes précédents)
De toutes celles qu'on a vues, c'est la centième à poser le long du mur.
Et ça, c'est beau.
C'aurait pu être une autre.
Ou pas.
Enfin je me comprends
Il y a des moments où il ne faut pas chercher à trop en faire.
Il y a des moments où faut pas trop chercher.
Ne risquons pas le claquage, gare au surmenage.
Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage.
Tout vient à point à qui sait attendre.
Même s'il te faut du temps pour le comprendre.
Je dis ça, je dis rien...