On y verra de véritables motocyclettes qui ont des poils aux pattes et des motocyclistes à plumes ou à écailles, ça dépend.
On y verra des choses toujours authentiques, en couleurs, en noir, des choses qu'on n'invente pas. Et puis des gens aussi, de vrais gens vivants.
La fumée des usines, les boulons à la chaîne.
Le lait en poudre, le bicarbonate de soude.
Non mais t'as vu ta trombine, la dégaine que tu traînes ?
Au royaume des aveugles, les borgnes sont sourds.
Enfin je me comprends.
Chaque labeur mérite ses émoluments.
A chaque chose sa place, à chaque noël son sapin.
Quelle que soit la taille du monument, à chaque peine son chagrin.
Enfin je me comprends.
Il faut savoir être en avance pour ne pas risquer d'être trop en retard.
Partir plus vite devant pour arriver plus tôt en avance derrière.
Enfin je me comprends
Il y a les tourneurs de poêle à frire, les ajusteurs de tringles à rideaux, les lamineurs de mortadelle, les convoyeurs de thons, les élagueurs de barbes, les distillateurs de pensées complaisante, les électriseurs de foules, les artisans du temps, les prédicateurs d'idées nuisibles, les éradicateurs de vérités, les annonciateurs de cataclysmes, les chanteurs de rumba polonaise...
Et puis, il y a les autres...
Enfin je me comprends.
On n'est loin d'avoir tout vu.
Réjouissons-nous le pire reste encore à venir.
On n'est même pas à l'abri de ne plus en finir.
Patience...
Enfin je me comprends.
C'est prouvé.
Ya des études...
Plus tu roules vite, moins tu t'endors.
Donc plus t'es rapide moins tu dors vite.
Plus t'es lent, moins tu t'endors moins vite.
Plus tu dors vite, moins t'es rapide.
Et plus tu t'endors moins vite, moins t'es lent.
Plus vite t'es lent, plus tu dors.
Enfin je me comprends.
Souvent, on se dit que c'est fini.
Mais c'est pas parce que ça continue de persister qu'il va falloir que ça cesse de s'arrêter.
Et puis ça recommence, et puis on oublie.
Enfin je me comprends.